Mercredi 11 novembre 2009
Avec Baptiste on va mettre en route un p'tit...
album qui peut-être deviendra grand ? ;-)
Au vu des textes que j'ai commencé à découvrir et
du talent des illustratrices/teurs (teurs/trices), quelque
chose me dit que cette année va être une grande cuvée !
Vive le thème "Cuisines & gourmandises" !
Et chapeau aux organisatrices de cet évènement aussi créatif
que généreux et intelligent.
Puisqu'il pleut sur Paris et devant ma fenêtre aujourd'hui, parlons des battements de coeur de l'objet parapluie...
"Un amour d'ombrelle"
Il était une fois, un petit coin de parapluie qui rêvait d'être un petit coin
d'ombrelle.
À chaque sortie –chaque jour de pluie– son regard se tournait vers la fenêtre du 2ème, où une ravissante ombrelle de couleur groseille attendait son heure de soleil.
Assurant, ondée après ondée, la protection de son
propriétaire, il songeait avec regret qu'il ne connaîtrait jamais la caresse du rayonnement solaire…
Un jour de branle-bas général, il croisa avec surprise la demoiselle. On le fit attendre près d'elle, le temps que le temps révèle ses plans.
D'abord silencieux, il se jeta à l'eau et confia ses rêves inépuisables de chaleur et de lumière.
Elle l'écouta, attentive, puis lui parla de ses regrets à elle : Ah, être inondée de pluie… Se laisser rafraîchir, goûter aux ruissellements du ciel… Aimeriez-vous vraiment brûler sous des feux
éternels ?
Dans un élan qui l'étonna lui-même, il se pencha et secoua sur elle les dernières gouttes de la veille.
Elle les laissa couler, en fermant les yeux, le sourire aux lèvres. Le parapluie ferma les yeux aussi : à quelques centimètres de lui, irradiait une joue encore toute gorgée de soleil…
Petit texte composé dans le cadre d'un exercice proposé par La Luciole masquée. Sur
ce blog très créatif, se trouvent d'autres textes et de bien belles illustrations...
Atelier secret du Grand Nord
Le lutin (penché laborieusement sur sa chaîne de
montage)
- Poids du
titanium divisé par (97 000 + (56 x 15 210 100 années lumières) /Z x p - @) duquel je soustrais l'infini coupé par la tangente de Pluton en...
Le Père Noël (passage éclair)
- Ho ! Ho ! Ho ! Tout va
bien, chef de projet des jouets high-tech ?
Le lutin (ne cachant rien de ses
soucis)
- ça m'tracasse tous ces jouets de plus en plus complexes à
fabriquer.
Pour être franc, Père Noël, c'est pas sûr que je finisse à temps !
Le Père Noël (accorde toute sa confiance)
- Bien, bien mon lutin ! Parfait ! Alors je vous laisse. Je vais me faire
un petit café avant d'accomplir ma sieste...
Ho ! Ho ! Ho !
Ho ! Ho ! Ho ! Père Noël ! Reposez-vous bien, la nuit fatidique approche et
vos rennes s'impatientent près du traîneau...